Milieu de culture / gélose

Verdict se spécialise dans l’analyse d’échantillons d’air et de matériaux

L’utilisation de milieu de culture permet de dénombrer et identifier avec précision les micro-organismes viables présents dans l’air. Selon les micro-organismes à étudier, il est possible d’utiliser différents milieux de culture spécifiques pour les bactéries (TSA, MAC), les levures et les moisissures (RBA, SDA, MEA).

L’évaluation des micro-organismes viables est une méthode sensible et reconnue pour la certification de salles propres, les vérifications après travaux de décontamination, les évaluations en milieu industriel, l’hygiène industrielle et les inspections en bâtiment.

Pour les prélèvements d’air, il existe différents appareils dont le mode d’action consiste à impacter (projeter et emprisonner) les particules aéroportées sur un milieu de culture (gélose agar-agar). Certaines pompes sont reliées à un impacteur de type ou similaire au Andersen N-6, alors que des appareils utilisent la force centrifuge (ex. : RCS®).



Avantages des prélèvements pour les micro-organismes viables

  • Possibilité d’utiliser un milieu spécifique afin de dénombrer et identifier un groupe de micro-organismes viables (ex. : levures, moisissures, bactéries, bactéries entériques, etc.).
  • Identification précise. Possible d’identifier au genre ainsi qu’à l’espèce. Il est donc possible de savoir si les espèces de Penicillium retrouvées dans deux échantillons (ex. : extérieur vs intérieur) sont différentes ou identiques.
  • L’identification à l’espèce d’un micro-organisme peut aider les professionnels de la santé à établir un lien causal entre le contaminant retrouvé dans l’air et les symptômes ou maladies qui affectent un occupant.
  • En combinaison avec un prélèvement pour les spores totales, il est possible d’évaluer le taux de viabilité des spores de moisissures retrouvées dans l’air.
  • La présence de poussières ou autres particules dans l’air (ex. : travaux en cours, etc.) n’affecte généralement pas ce type de prélèvement.
  • Pour les moisissures, cette méthode est souvent plus sensible pour indiquer la présence d’une source de contamination à l’intérieur d’un bâtiment.
  • Possibilité de prélever des volumes d’air plus importants et d’obtenir des limites de détection très faibles (ex. : 1 micro-organisme/m3 d’air).

Inconvénients ou limites des prélèvements pour les micro-organismes viables

  • Manipulations plus laborieuses.
  • Risques de contaminer l’échantillon s’il n’est pas manipulé adéquatement.
  • Délai d’analyse plus long.
  • Nécessaire de conserver les échantillons au froid tout en évitant de les congeler.
  • Les échantillons doivent parvenir au laboratoire dans un délai maximal de 48 heures.
  • Certains milieux de culture peuvent être sensibles à la lumière (ex. : RBA).
  • Ce type de prélèvement ne permet pas d’identifier les spores de moisissures qui sont mortes ou non cultivables et qui peuvent néanmoins affecter la santé.
  • Certaines bactéries et moisissures se cultivent difficilement, il peut donc y avoir une certaine variabilité entre les résultats de culture et la situation réelle dans l’air.

Types d’analyses et délais d’analyse

Type d’analyse Délais standard
(jours ouvrables)
Possible de réduire le délai d’analyse?
RUSH 24h RUSH 48h RUSH 72h
Moisissures Dénombrement et identification au genre 10 jours
(5 jours *)
n.a. n.a. n.a.
Moisissures Dénombrement et identification à l’espèce 15 jours n.a. n.a. n.a.
Dénombrement des bactéries 3-5 jours n.a. n.a. Oui*

* : Possibilité de recevoir des résultats préliminaires



Suggestions du laboratoire :

  • Prélever un échantillon provenant d’une zone témoin afin de pouvoir comparer et interpréter vos résultats.
  • Ne jamais utiliser un substrat (pétri ou bandelette de gélose) périmé ou endommagé.
  • Jeter tout échantillon dont une surface stérile (intérieur du couvercle, surface de culture) a été touché avec le doigt.
  • N’exposer le milieu de culture à l’air que pour la durée du prélèvement. Bien sceller chaque échantillon et entreposer au froid immédiatement après le prélèvement.
  • Avant d’échantillonner, nettoyer convenablement l’impacteur à l’aide d’une solution d’isopropanol 70 %. Avant d’ajouter votre milieu de culture, faire circuler de l’air dans l’impacteur pendant quelques secondes afin de l’assécher.
  • Une bonne pratique d’assurance qualité consiste à envoyer occasionnellement un dispositif de prélèvement (ex. : Petri) non utilisé, mais qui fut apporté sur le terrain et acheminé au laboratoire avec les autres échantillons (blanc de terrain).
  • Sauf pendant le prélèvement, un pétri contenant un milieu de culture doit toujours être entreposé à l’envers (couvercle vers le bas). Il peut être normal que de la condensation soit présente et de cette façon elle ne couvrira pas la surface du milieu de culture.
  • Après l’échantillonnage, il est possible d’utiliser du ruban adhésif noir (tape électrique) pour sceller le couvercle du pétri.
  • Si vous avez des doutes concernant la présence d’une concentration importante de contaminants dans l’air (grande quantités de sources visibles, fortes odeurs), réduire le temps de prélèvement ou prélever une seconde série d’échantillons avec un volume d’air plus faible.
  • Lors de prélèvements d’air pour les bactéries, porter des gants et éviter de parler à proximité du site pendant l’échantillonnage. Chaque individu est une source émettrice de bactéries et la quantité de bactéries retrouvées dans l’air augmente lors que l’on parle, tousse ou lorsque le nombre d’occupants augmente. Idéalement, porter également un masque de type N-95.
  • Prendre les précautions nécessaires pour éviter que des boites de Petri ne soient endommagées pendant le transport. Par exemple, les blocs réfrigérants pouvant se déplacer dans la glacière peuvent endommager des échantillons.

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